Alternatif

Les prodédés alternatifs, une véritable passion !!!

Cyanotype

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Van Dyke

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Sale

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En 2003, j'ai découvert par la pratique lors d'un stage avec Jean
François Cholley, le procédé à la gomme bichromatée. Ce procédé était fort intéressant
laissant une grande part à la créativité, j'avais acheté à l'époque les produits
nécessaires, mais étant encore en activité, il dormait dans un placard. Les virages
et ces procédés alternatifs occupaient toujours mon esprit. Etant maintenant à
la retraite, j'ai commencé par fabriquer moi-même les solutions de virage dont
le mordençage et les virages rouges. Au printemps 2014, je me suis lancé dans
le cyanotype et les premiers résultats étaient fort encourageants. J'ai consulté
quelques ouvrages et documents sur internet pour me perfectionner et découvrir
les différentes méthodologies. En juillet 2014 lors du festival d'Avignon, j'ai
rencontré de nouveau Jean-François Cholley qui organisait un stage après le festival.
J'ai découvert les tirages à l'albumine, le papier salé et le tirage Van Dyke
et des expérimentations à la gomme bichromatée. Dès la fin de ce stage, je suis
tombé dans la marmite de la photographie alternative. Au XIXème siècle, des chimistes
et photographes ont fait progresser la photographie et ils ont permis de saisir
des instants de vie qu'aucun autre média ne pouvait le faire à l'époque. Herschel
en 1819 avec découvert les propriétés de hyposulfite de sodium, toujours utilisé
au XXIème pour fixer nos négatifs et positifs et c'est encore lui qui a découvert
le cyanotype en 1842. Face à l'ère du numérique, il faut conserver et faire vivre
ces procédés, avec la photo argentique, ce sont les seuls médias dont la durée
de conservation dépasse notre espérance de vie humaine. Votre disque dur envahi
de clichés numériques a une espérance de vie de 10 ans au plus, quid des formats
d'images dans 20 ou 30 ans ? Sans cracher dans la soupe selon une expression populaire,
le numérique ne procure pas de sensation, on voit l'image une fois déchargée dans
l'ordinateur, et comme on n'a pas réfléchi, elle prend soit la direction de la
poubelle soit la route des réseaux sociaux mais elle ne sera rarement imprimée.
La photographie qui est le 8ème art est destinée au tirage papier et à être exposée
et ces procédés donnent cette magie de voir apparaître sa photographie qui se
révèle soit dans une solution chimique soit dans de l'eau, ces instants procurent
un très grand plaisir et une grande satisfaction, parfois cela échoue pour une
raison inconnue ou presque car le taux d'humidité ambiant à son importance ou
la qualité du papier ne convenant pas. Je me souviens d'adolescents que j'encadrai
pour réaliser un tirage fait avec un sténopé. Lorsqu'ils ont vu leur image apparaitre
dans le révélateur à la lueur de la lumière inactinique, ils ont poussé un cri
de joie. C'était un instant magique pour eux qu'il n'avait jamais connu auparavant.
Pour moi, le numérique est simplement un outil qui me permet de faire des négatifs
en grand format et ensuite je prends tout mon plaisir dans le laboratoire où l'on
peut même combiner les procédés entre eux. On n'obtient pas une image qui est
fidèle en couleur et le piqué d'une gomme n'est pas celui d'une photo argentique
ou numérique mais une interprétation de l'image à la manière des pictorialistes.
La gomme bichromatée en trichromie ou en quadrichromie laisse un champ très large
à l'interprétation des couleurs et des rendus. La prochaine étape sera l'ambrotypie,
c'est-à-dire une photographie sur plaque de verre et exposée avec des chambres
photographiques de différents formats.